GIGOT EN CROUTE DE Mr JEAN FRANCOIS PIEGE

gigot d'agneau cuit au four tendre et moelleux

Symphonie d’un plat servi un dimanche pluvieux à la campagne. En remontant le fil de mes recettes, cela fait au bas mot deux ans que je ne sers plus de plats à l’assiette avec tout le tralala … Je n’ai plus envie. Je préfère poser au milieu de la table un plat convivial, où chacun se sert, pioche une gousse d’ail en chemise en sus,  un peu moins de cela. Je trouve cela plus reposant. Cuisiner c’est bien, manger équilibré est une priorité, mais passer mes journées en cuisine, ça ne me botte plus des masses. Je me dis que la vie est remplie de probabilités à découvrir, à lire, de musique pour vibrer, de personnes chouettes avec qui refaire le monde …Cuisiner fait partie des plaisirs, mais vraiment plus majeurs, comme cela avait été le cas, à une époque. Je sais, ça fait bien de le dire, alors que la fille tient un blog de recettes culinaires ! Je change… Je voulais étrenner une recette pas encore publiée sur le blog et je suis tombée sur celle de Mr PIEGE dont j’aime le côté minimaliste étudié. Mon palais se souviens encore de sa recette de calamars à la carbonara .

recette de jean françois PIEGE

Je t’assure ami lecteur, la recette est un coup à rendre ton amoureux/se dingue de toi, à la condition d’aimer les céphalopodes cela s’entend. Sinon tente ta chance avec ce gigot, une merveille en goût sublimé par la croûte. J’aime, donc je partage volontiers la recette avec toi qui me fait le plaisir de lire mes bafouilles.

Recettes croûte d'herbes pour gigot

INGRÉDIENTS POUR UN GIGOT D’AGNEAU EN CROUTE D’HERBES

1 gigot sur l’os (le mien pesait environ 2 kg) – 1 kg de pommes de terre – 2 têtes d’ail en chemise (non épluchées) – 2 feuilles de laurier  – 3 càsoupe de moutarde en grains à l’ancienne – sel – poivre – 10 cl d’huile d’olive – 1 cube de bouillon et 20 cl d’eau et le jus d’un citron.

Pour la croute beurre d’herbes : mettre dans le bol d’un mixeur 1 botte de persil dont on aura coupé les tiges – 10 feuilles de menthe – 2 branches d’estragon – 6 feuilles de sauge – 3 gousses d’ail – 20 g de pain sec et 20 g de beurre. Mixer puis réserver au frigo.

ETAPES DE LA RECETTE DU GIGOT D’AGNEAU

Éplucher puis couper les pommes de terre.

Saler le gigot, y compris entre l’os et la viande, au niveau de l’articulation (bout rond de l’os).

Dans un plat assez grand pour contenir le gigot, versez  la moitié de l’huile d’olive, puis déposer le gigot laissez dorer environ 5 minutes, le retourner puis dorer la seconde face.

Dans un plateau qui supporte la chaleur, déposer le gigot, ajouter les pommes de terre, les feuilles de laurier, saler puis poivrer.

Mélanger la moutarde avec l’huile restante, le cube de bouillon, le jus de citron et l’eau. Arroser avec la viande et les pommes de terre. Déposer les gousses d’ail en chemises sur le dessus.

Envelopper avec du papier sulfurisé ou aluminium puis enfournez pour une cuisson de 1 H à 170 °.

Retirer le papier sulfurisé  puis poursuivre la cuisson une seconde heure à 180 °.

Une fois le gigot cuit, badigeonner le gigot avec la croûte d’herbes et enfournez pendant 8 minutes.

Attention: les herbes ne doivent pas être brûlées!

Servir sans attendre.

PS : J’ai pris quelques libertés avec la recette, car il n’y avait pas de jus pour cuire les pommes de terre et la viande, j’en ai rajouté.

J’aurais dû prendre des pommes de terre grenailles à la place celles que j’ai utilisées pour la recette. Découper les pommes de terres en morceaux égaux pour une cuisson harmonieuse.

Après ces notes rustiques, et la vision d’une rose du jardin? photo prise ce matin, à l’heure où blanchit la campagne…
rose du jardin sous la neige
Je ne sais pas vous, mais j’adore ce poème appris par cœur durant ma scolarité, et qui m’avait donné envie de faire des « contemplations » mon livre de chevet  …Vous vous rappelez la douleur de Victor HUGO ayant perdu sa fille Léopoldine, lors d’une promenade en barque avec son amoureux. Ce poème d’une sobriété inégalé…contient l’essence même des sentiments, la quintessence de la poésie…

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

                                                                              =-=-=- =-=

 Je vous souhaite à tous de passer un bon dimanche, et vous retrouve avec un plaisir renouvelé très vite, pour un nouvel échange gourmand. D’ici là, prenez soin de vous, vous le valez bien !

Si tu ne veux pas rater les publications de Recettes de Leyre,  il te suffit ami lecteur de renseigner la case, en haut de l’écran, à droite.

6 Réponses à GIGOT EN CROUTE DE Mr JEAN FRANCOIS PIEGE

  1. jeanne dit :

    Chez toi on se régale toujours ma chère Véronique, ta recette de gigot sera dégustée avec grand plaisir, merci à toi et puis, merci également de rafraîchir notre mémoire avec ce très beau poème ! Gros bisous et excellent dimanche à vous deux !

  2. menus propos dit :

    Merci pour cette rose bordée de givre (brodée), merci pour ce poème triste mais si beau, merci pour ce gigot du dimanche convivial et merci pour tes trois dernières visites-commentaires qui m’ont remplie de bonheur. Bises ensoleillées, polluées (et oui Grenoble est dans une cuvette), froides (brrr…). Mimi

  3. missfujii dit :

    Je suis comme toi, j’aime bien cuisiner, mais il ne faut pas non plus que je passe des heures à préparer une recette ! Merci de rappeler à ma mémoire ce très beau poème de Victor Hugo. Et cette rose que tu as immortalisé est superbe

  4. plus les mêmes priorités chez moi non plus….

    manger sain et simple
    vivre l’instant présent et me reposer
    profiter sans me fatiguer
    moins j’en fais mieux je me porte
    me^me le blog est mis de côté

    ton gigot a l’air sympa et délicieux déjà ça j’aurai pas/plus eu envie de le faire ….

    jolie rose
    joli poème
    belle semaine vébounette

    bizzzzzzzzzz

  5. chacha70c dit :

    Ce poème aussi je l’ai appris par cœur quand j’étais en primaire il me semble, c’est un beau poème d’ailleurs.
    Comme toi j’aime la cuisine mais n’ai pas spécialement envie de passer toute une journée derrière le fourneaux (surtout si après je suis obligé de rester alité) en plus je pense que je démarre une allergie aux poussières de farine(c’est ballot moi qui aime la pâtisserie mais bon on fait avec) ces plats complets que l’on serre sur la table je trouve cela tellement conviviale et tellement recette de nos grand mères que j’adore, un bon moment nostalgique que l’on partage (le must la cuisson les plats en terre, d’ailleur pas trop loin de chez toi il y a des potiers fantastiques) . Les plats à l’assiette je les vois plus l’été ou au printemps.
    Avec le temps nos priorités changent, l’essentielle c’est que ce ne soit pas pour sombrer dans la déprime et la nostalgie, mais profiter de chaque instant de la vie. Le jour où tu nous sortira une recette fait avec de la purée mousseline ou encore une boite de conserve revisité je m’inquièterais. En tout cas ton gigot d’agneau me plait beaucoup.
    AU fait je viens de trouver mes desserts pour le repas de Noël et devine qui sera le pâtissier à qui je vais prendre les recettes c’est notre amis felder, j’ai rouvert son livre petits gâteau que je vais mettre en buche (un fleur de sel car il a plus à tout le monde et un mont d’or. Je me suis rendu compte que j’avais des livres que je n’utilisais pas complètement alors ma décision de l’année 2017 sera prendre un livre et d’en faire 50% des recettes au moins l’achat sera rentablisé.
    Bon je file préparer notre repas de midi, un repas au plat qui se partage et que l’on déguste avec des hums, miam, slurp.
    Bon dimanche

  6. Maryse Janet dit :

    Merci pour ce poème qui ne me quitte presque jamais… sans doute parce que je me lève souvent avant l’aube et que je vis à la campagne… et mes premiers regards dehors m’inspirent les premiers mots » Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit… »
    Sinon, je te trouve bien tristounette ces temps derniers(?!) même plus envie de cuisiner? aie! c’est pourtant remède à tant de maux de l’esprit… (faute de « peut-être » en créer pour le corps… des maux)
    J’aime beaucoup les recette du chef Piège… et celle ci, très conviviale, en effet, mérite de trôner au centre de la table… mais pour d’autres plats, le « tralala » reste un plaisir des yeux qui mérite qu’on s’y attarde de temps en temps.
    Très beau dimanche au bord de la Leyre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.